Les enjeux

Analyse des atouts et des contraintes 
pour le bio en Aveyron : un contexte favorable à la bio mais l'absence d'un plan de développement concerté.

Des éléments de réflexion au niveau national comme régional. 

Contraintes



  • Politiques nationales de soutien aux agriculteurs régulièrement changeantes : sentiment d'insécurité pour une conversion.

  • Enseignement agricole : intégration du bio aléatoire et selon l'intérêt de l'enseignant, peu d'exploitations pédagogiques en bio (malgré la circulaire DGER 270608).

  • Installation en bio : accès au foncier difficile (absence de zones réservées à l'installation agricole), démarches administratives complexes, outils de suivi peu adaptés, des conseils subjectifs : « il vaut mieux passer en bio plus tard ».

  • Politique de l'eau départementale sans démarche participative : disponibilité et qualité.

  • Peu de volonté politique départementale affichée pour le développement de la bio en Aveyron.

  • Des réticences et craintes encore présentes sur la bio : agriculteurs, industriels et responsables agricoles conventionnels.

  • Bassins de consommation et d'approvisionnement diffus.

  • Peu de filières bios structurées et manque d'outils collectifs de transformation.

  • Certaines filières saturées : crise laitière en prévision dû à de nombreuses conversions et à une absence d'adaptation des industriels (ovins lait : 1 million de litres collecté en bio et non valorisé, une dizaine de fermes bio non collectée en bio, 50 fermes en attente de conversion + lait bovin bio en surproduction au niveau national) et peu de valorisation de la viande bovine.

  • Manque de fruits et légumes bios, sauf sur le Saint Affricain.

  • Des volontés politiques d'introduction de la bio dans la restauration collective très discrètes : appels d'offre non adaptés, volumes faibles...

  • Période de sécheresse sur les dernières années compliquant la recherche d'autonomie alimentaire.

Atouts



  • Des politiques d'aide à la conversion incitatives qui ont amené une dynamique de conversion importante (surtout en filières laitières).

  • Une DRAAF affichant la bio comme objectif prioritaire.

  • Zone de chalandise intéressante : au centre de 3 mégapoles (élargissement du marché) + marché local de la bio en développement (marchés, groupements de consommateurs, GMS...).

  • Aveyron : identité forte et image positive sur les produits alimentaires.

  • Des pratiques locales proches de la bio et des établissements d'enseignement agricole de plus en plus ouverts (3 formations spécifiques à la bio).

  • Un changement des mentalités régulier : reconnaissance de l'efficacité des systèmes bios, transfert de savoir-faire vers le conventionnel.

  • Des structures d'accompagnement présentes et actives, travaillant en partenariat.

  • Reconnaissance de l'Apaba par la plupart des acteurs pour sa connaissance, son analyse et ses actions pour l'AB aveyronnaise.

  • Un marché restant porteur : 5,5 milliards d'euros au niveau national (2015).

  • Des producteurs investis dans des projets collectifs : Lait Bio 12, points de vente collectifs, achats groupés, groupe bovins viande...

  • Des transformateurs locaux intégrant des produits bios dans leur gamme.

    > Un contexte, des hommes et un terroir favorable à la bio

Éléments de réflexion nationaux et régionaux

FNAB : une expertise reconnue par le ministère

  • Des rencontres régulières avec le ministère.

  • Des enjeux à relever : qualité de l'eau, nouveau plan bio, régionalisation de la PAC (MAE)...

  • Des propositions construites par le réseau pour une politique nationale cohérente (cf. « cahier propositionnel pour 20% de bio en 2020 ! ») : base de discussion pour l'élaboration d'un nouveau plan bio.

  • La question des « moyens » : une interrogation politique première quant à la crédibilité de la future action publique. Après des années de baisse des crédits d'interventions, de remise en cause des relations contractuelles entre l'Etat et ses partenaires, ces « moteurs » du développement de la bio doivent être reconnus, soutenus dans leurs spécificités. Dans ces conditions, la bio ne doit plus être la variable de désengagement budgétaire de l'Etat.

FRAB Midi Pyrénées : des enjeux à relever

  • Affirmer une volonté politique de développement de l'AB sur la région.

  • Inscrire les financements publics dans le temps : conventions pluriannuelles.

  • Répartir les financements aux différents réseaux en fonction des « forces vives » agissant sur la bio.

  • Attribuer des moyens consacrés à l'accompagnement des nouveaux convertis et des conventionnels qui se posent la question de la conversion.

  • Faire des circuits courts un levier pour le développement de l'AB sur la région.

  • Développer les moyens consacrés à la structuration des filières : outils collectifs adaptés... en lien avec l'aval.

  • Développer de nouveaux partenariats, notamment avec l'Agence de l'Eau Adour-Garonne : zones à enjeu « Eau ».

  • Reconnaître la « transversalité » de l'AB dans les financements publics.

  • Des arbitrages et règles de financements plus transparents.